‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 396 sur 404 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

En ce temps malheureux oiL tout le genre humain, La flamme et le fer à la main , Ne travaille qu'à se défaire , On ne saurait trop honorer Ceux qui, d'humeur plus d<^bonnaire,

* Quoique ces Stances soient imprimées dans les quatre différentes édiUons des Poésies de M. Pavillon, de l'Académie française, on ne pense pas contredire les éditeurs, en attribuant à M. Regnard des vers qu'il a mis au rang de ceux dont 11 se dit auteur.

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Ne cherchent qu'à le réparer.

L'Hymen , pour repeupler la ferre, An Ken d*nn vain honneur que tous offre la guerre ,

Vous donnera de vrais plaisirs.

On ne trouvera point votre nom dans l'histoire :

Mais vivre au gré de ses désirs Vaut bien mieux qu'une mort avec un peu de gloire.

Ne divertissez point les fonds Destinés pour la paix de votre mariage : Encore aurez-vous peine, usant de ce ménage , A payer toutes les façons Que demande un si grand ouvrage.

Pour être heureux époux , soyez toujours amant ;

Que, bien plus que le sacrement,

L'amour à jamais vous unisse ; Et, pour faire durer le plaisir entre vous.

Que ce soit l'amant qui jouisse

De tout ce qu'on doit à l'époux.

Pour vivre sans débat dans votre domestique , Vous n'avez qu'un moyen unique ; Et je vais vous le découvrir.

Ne vous entêtez point d'être chez vous le maître ; Mais , si l'on veut bien le souffrir.

Contentez- vous de le paraître.

Quoi qu'on vous vienne débiter.

Que rien ne vous fasse douter Que votre épouse est toujours sage :

Car, sans cet article de foi , Qu'on doit croire toujours, et souvent malgré soi , Point de salut en mariage.

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