ACTE II, SCÈNE II. ^ 6t
Pour garder du défunt le souvenir charmant ,
Je portais sou portrait; et cette rive image
Me soulageait un peu des chagrins du yeuyage :
Mais qu'est-ce qu^un portrait , quand on aime bien fort ?
C'est un époux vivant qui console d'un mort.
MÉRINE.
Madame n*aime pas les maris en peinture.
LA COMTESSB.
Cela racquitte-t-il d*une perte aussi dure?
NÉRlNfi.
C'est irriter le mal , au lieu de l'adoucir.
ANGÉLIQUE
Connaisseuse «n maris, tous deviez mieux choisir. Vous unir à Valère !
LA comtesse.
Oui , ma sœur, à lui-même.
^ ANGÉLIQUE
Mais vous n'y pensez pas. Croyez-vous qu'il vous aime?
S'il m'aime, luil s'il m'aime! Ah! quel aveuglement I On a certains attraits , un certain enjouement , Que personne ne peut me disputer, je pense.