‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 74 sur 404 · ACTE m, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XI

De cent joli» combats je me rais démêlé ;

J'ai la botte trompeuse et le jeu trèa4)rouillé.

Aies aïeux sont connus ; ma racA est ancienne ;

Mon trisaïeul étMt Tiee^MôUi da Maine.

J'ai le Yol du chapon : ainsi , dès le berceau , »

Vous voyez que je suis geotilbomme nwnceau.

▼ALÈRB.

0n le Yoit à votre air.

LE HAAQUIS.

J'ai , sur certaine femme , Jeté , sans y songer, quelque amoureuse flamme. J^ai trouvé la matière asseï aèebe de soi; Mais la belle est Umabé amourease de moi. Vous le croyez sans peine : on est fait d'un modèle A prétendre hypothèque , à fort bon droit , sur elle; Et voulmr faire obstacle à de telles amours , C'est prétendre arrêter mi torrent dans son cours.

VAI4ÈRE

Je ne crois pas, monsieur, qu'on fût si téméraire.

LB MABQCIS.

On m'assure pourtaal que vous le voulez (aire.

VALÈRE

Moi?

LE MARQUIS

Que, saaa respecter ni rang, ni qualité , Vous nourrissez dans fàme une velléité Pe me barrer son cœur.

VALÈRE

C'est pure médisance; Je sais ce <|a'entre nous le sort mit de distance

LE MARQUIS, bas.

Il tremble.

(haut,) Savez-vous , monsieur du lansquenet , Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet P

VALÈRE

Je le sais.

LE MARQUIS

Vous croyez, en votre humeur caustique , En agir avec moi comme avec l'as de pique.

Mol, monsieur?

LE MARQDI8, bw.

Il me craint.

(Haut.)

Vous faites le plongeon »

Petit lioble à nasarde, enté sur sauTageon. (Yalère enfooce son chapeaa.) (hu.)

Je crois qu'il a du oceur.

(haau)

Je retiens ma colère :

Mais...

YAIiàREy mettant la main sur son épée.

Vous le roulez donc? II faut tous satisfaire.

LE MABQVIS.

Bon! boni je ris.

VALÈRE

Vos ris ne sont point de mon goût^ Et Yos airs insolents ne plaisent point du tout. Vous êtes un faquin.

LE MARQUIS

Cela TOUS plaît à dire.

TALÈRE.

Un fat, un malheureux.

LE" MARQUIS

Monsieur, tous voulez rire.

YALÈRE f mettant l*épée à la main.

Il faut Yoir sur-le^hamp si les Tice-baillis Sont si francs du collier que tous Tayez promis.

LE MARQUIS

Mais faut-il nous brouiller pour on sot point de gloire?

YALÈRE.

Oh I le vin est tiré , monsieur ; il le faut boire.

LE MARQUIS, criant.

Ah I ah ! je suis blessé.

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