‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 75 sur 404 · ACTE m. SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE m. SCÈNE XII

LE MASQUI8, mettant Tépée i la main.

Âht c'est trop endurer.

HBCIOR, BU marquis.

Ah ! monsieur, arrêtez.

LE MARQUIS , à Hector.

Laissez-moi donc.

HECTOR, aa marquis.

Tout beau !

TALÈRE,è Hector.

Cesse de le contraindre :

Va, c'est an malheureux qui n*est pas bien à craindre.

HECTOR, au marquis.

Quel sujet...

LE MARQUIS, fièrement à Hector.

Votre maître a certains petits airs...

(Yalère s^approche do marquis.) (Le marquis, effrayé, dit doucement.) Et prend mal à propos les choses de travers. On Tient dvilement pour s'éclaircir d'un doute, Et monsieur prend la chèvre ; il met tout en déroute. Fait le petit mutin. Oh ! cela n'est pas bien. •

HECTOR, au marquis.

liais enoor quel sujet?

UB MARQUIS, à Hector.

Quel sujet? Moins que rien.

X'amonr de la comtesse auprès de lui m'appelle...

HECTOR, ah marquis.

Ah ! diable, c'est avoir une vieille querelle. Quoi I vous osez , monsieur, d'un cœur ambitieux , Sur notre patrimoine ainsi jeter les yeux ! Attaquer la comUsse , et nous le dire encore !

LE MARQUIS , à Hector.

Bon I je ne l'aime pas; c'est elle qui m'adore.

VALÈRB, au marquis.

Ohl YODS pouvez l'aimer autant qu'il vous plaira : C'est un bien quie .jamais on ne vous enviera : Vous êtes en effet un amant digne d'elle. Je vous cède les drt^ts que j'ai sur cette bçlle.

HECTOR

Oui, les droits sur le cœur; mais sur la bourse , non.

LE MARQUIS, à part, mettant son épéc daus le fourreau.

Je le sthYdîB bien , moi , que j'en aurais raison ; .

Et voilà comme il fout se tirer d'une affaire.

HECTOR , aa marquifl.

N'auriez-Yous point besoin d'un peu d'eau vulnéraire?

LB H ARQCIS , à V«lère.

Je suis ravi de voir que tous ayez du cœur, Et que le tout se soit passé dans la douceur. Serviteur. Vous et moi , nous en valons deux autres. Je suis de vos amis.

VALÈRE

Je ne suis pas des vôtres.

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