‹ Theatre de RegnardChapitre 30 sur 91 · ACTE TEOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TEOISIÈME

SCÈHE PREMIÈRE

GÉRONTE, LISETTE

GÉRONTE

Éraste ne Tient point me rendre de réponse. Qu’est-ce que ce délai me prédit et m’annonce?

LISETTE

Et pourquoi, s’il tous plaît, vous inquiéter tant Suffit que TOUS devez être de vous content : Vous n’avez jamais fait rien de plus héroïque Que de rompre un hymen aussi tragi-comique.

GÉRONTE

Je suis content de moi dans cette occasion.

Et monsieur Glistorel a fort bonne raison. C’était la pierre au cou, la tête la première, M’aller précipiter au fond de la rivière.

LISETTE

Bon ! c’était cent fois pis encor que tout ceUu Mais enfin tout va bien*

LE LÉGATAIRE UNITER8EL

8GÈHE 11

CRISPIN, en gentilhomme campagnard ; GÉRONTE

LISETTE

CRISPIN, dehors, heurtant

Holà I quelqu'un, holàl Tout est-il mort ici, laquais, valet, servante?

J’ai beau heurter, crier; aucun ne se présente.

Le diable puisse-t-il emporter la maison I

LISETTE

Ehl qui diantre chez nous heurte de la façon?

{Elle ouvre,)

Que voulez-vous, monsieur? quel démon vous agite? Vient-on chez un malade ainsi rendre visite?

{Bas,)

Dieu me pardonne I c’est Grispin; c’est lui, ma foil CRISPIN, bas, à Lisette,

Tu ne te trompes pas, ma chère enfant, c’est moi. {Haut)

Bonjour, bonjour, la fille. On m’a dit par la ville Qu’un Géronte en ce lieu tenait son domicile; Pourrait-on lui parler?

Pourquoi non? le voilà.

CRISPIN, lui secouant le bras.

Parbleu, j’en suis bien aise. Alil monsieur, touchez là. Je suis votre valet, ou le diable m’emporte.

Touchez là derechef. Le plaisir me transporte Au point que je ne puis assez vous le montrer.

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