ACTE III, SCÈNE X CRISPIIV
H faut premièrement^ d’une ardeur salutaire,
Courir au coffre-fort, sonder les cabinets,
Démeubler la maison, s’emparer des effets.
Lisette, quelque temps, tiens ta bouche cousue.
Si tu peux ; va fermer la porte de la rue ;
Empare-toi des clefs, de peur d’invasion.
LISETTE
Personne n’entrera sans ma permission.
CRISPIN
Que l’ardeur du butin et d’un riche pillage N’emporte pas trop loin votre bouillant courage ; Surtout dans l’action gardons le jugement.
Le sort conspire en vain contre le testament :
Plutôt que tant de bien passe en des mains profanes. De Géronte défunt j’évoquerai les mânes ;
Et vous aurez pour vous, parmi les envieux,
Et Lisette, et Crispin, et l’enfer, et les dieux.
rm DU TROISIÈME AGTB.