‹ Theatre de RegnardChapitre 43 sur 91 · SCÈNE PBEMIÈBE · texte numérisé non relu

SCÈNE PBEMIÈBE

ERASTE, GRISPIN.

ÉRASTE, tenant le portefeuille de Gérante, Ahi mon pauvre Crispin, je perds toute espéronce r Mon oncle- ne saiirart reprendre connaissance :

L’art et les médecins sont ici superflus;

Le pauvre homme n’a pas à vivre une heure au plus, Le legs universel qu’il prétendait me faire,

Gomme tu vois, Crispin, ne m’enrichira- guère.

CRISPIN

Lisette et moi, monsieur, pour finir nos projets. Nous comptions bien aussi sur quelque petit legs.

ÉRASTE

Quoiqu’un cruel destin, <à nos désirs contraire. Épuise contre nous les traits de sa colère.

Nos soins ne seront pas infructueux et vains Quarante mille ecus, que je tiens aans mes mains. Triste et fatal débris d’uu malheureux naufrage, Seront mis, si je veux, à l’abri de l’oragec Voilà tous bons billets que j’ai trouvés sur lui.

CRISPIN, voîilant prendre les billets.

Souffrez je partage avec vous votre ennui :

Ce petit lénitif, en attendant le reste,

Pourra nous consoler d’un coup aussi funeste.

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