SCÈNE XIV
M. .GÉRON'EE
Ah I tout beau, c’est mon gendre. LE BARON.
Cet homme est YOtré gendre?
M. GÉRONTE
U le sera dans peu.
LE BARON
Tant mieux; .vous mé paîrez cé qu’il mé doit au Jeu, Jé fais arrêt sur vous, sur la fille et la dote.
M. GÉRONTE, à Sotencour,
Quoi I vous avez perdu ?
SOTENCOUR.
Je vous dis qu’il radote.
Je ne sais...
LE BARON, à Géronte.
Nuit et jour il hanté les brélans;
Il doit encore au jeu plus dé vingt millé francs.
M. GÉRONTE
Plus de vingt mille francs?
LE BARON
Oui, monsieur.
Je vous jure.
Foi de vrai Bas-Normand, que c’est une imposture ;
Que je ne comprends rien à ce maudit jargon;
Et ne sais pour tout jeu que l’oie et le tolon.
' LE BARON
Vous mé gâtez ici bien du temps en paroles.
Monsieur, jé veux toucher mes quatré cents pistoles.
Du, cadédis, jé veux lé saigner à l’instant.
M. GÉRONTE
Bi mon gesdre vous doit...
LE BAL
LE BARON
S’il mé doiti M. GÉRONTE.
Je prétends
Que vous soyez payé ; mais, sans plus de colère, Permettez qu’à demain nous remettions l’affaire.
Je marie aujourd’hui ma fille, et retiendrai Sur sa dot cet argent que je vous donnerai.
LE BARON
C’est parler comme il faut. Quand on est raisonnable. Tout Gascon qué jé suis, jé suis doux et traitable. Adieu. Jusqu’à démain. Mais souvénez-vous-en Qué j’ai votré parole et grand bésoin d’argent.
SGÈHE ZV
GÉRONTE, LISETTE, SOTENCOÜR:
M. GÉRONTE
Vous êtes donc joueur?
SOTENCOÜR.
Que l’on me piloris
Si j’ai hanté ni vu ce Gascon de ma vie !
M. GÉRONTE
Mais pourquoi viendrait-il...?
SOTENCOÜR.
C’est un fourbe; et, sans tous, J’allais vous le bourrer comme il faut.
LISETTE
Entre nous
Vous avez d’un joueur acquis JU renommée;