SCÈNE VI GABRIEL LOKOT, HIPPOLYTE
GABRIEL
La belle créature! je ne partirai jamais! Ta cousine est adorable ; elle est si belle, qu'elle m'a rendu muet et stupide. Gomment, tu as des cousines de cette tournure dans uncliSteau, et tu poursuis le cerf dans un bois!
HIPPOLYTE, à lui-même.
Il a raison! ma cousine est une veuve superbe!
Et tu ne Tas jamais remarqué?
HIPPOLYTE
Jamais... Que diable avais-je donc dans l'esprit? Au fait, c'est la plus belle cousine qu'un jeune cousin puisse avoir... Oh! la bonne idée ! je vais en devenir amoureux !
GABRIEL
Un instant! pardon, Hippolvte; la place est prise.
JHPPOI.YTR.
Et par qui ?
UNE VEUVE INCONSOLABLE <i'A
GABRIEL
Par moi.
HIPPOLYTE
Ah!
GABRIEL
Cela t'étonne ?
HIPPOLYTE
Beaucoup, davantage même.
GABRIEL
En entrant ici, j'ai croisé l'œil avec elle, et je me suis dit : Touché! une minute a suffi, j'étais blessé au cœur. Cela t'apprendra, mon cher, à conduire tes amis chez tes cousines.
Et tu deviens amoureux comme cela, toi ?
GABRIEL
Et toi donc?
HIPPOLYTE
Moi, c'est différent l je la connaissais.
GABRIEL
Eh bien, moi, je la connais. Hippolyte, écoute un bon conseil: ne viens pas chasser sur mes terres,
HIPPOLYTE
Mais c'est toi, parbleu! qui chasses sur les miennes!
GABRIEL
Je suis braconnier.
Hippnr.YTK.
En aiuniir aussi?
GABRIEL
En tout.
HTPPOLYTE.
Eh bien, je pars pour Paris fout de suite.
GABRIEL
Moi, je reste ; pars.
Chez moi ! tu me donnes mon congé chez ma cousine I
GABRIEL j d'un ton menaçant.
Hippolyte ! je n'ai jamais que cinq minutes de patience à dépenser avec un ennemi-, prenez garde à vous, monsieur !