‹ Théâtre de salonChapitre 110 sur 158 · SCÈNE VI GABRIEL LOKOT, HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI GABRIEL LOKOT, HIPPOLYTE

GABRIEL

La belle créature! je ne partirai jamais! Ta cousine est adorable ; elle est si belle, qu'elle m'a rendu muet et stupide. Gomment, tu as des cousines de cette tournure dans uncliSteau, et tu poursuis le cerf dans un bois!

HIPPOLYTE, à lui-même.

Il a raison! ma cousine est une veuve superbe!

Et tu ne Tas jamais remarqué?

HIPPOLYTE

Jamais... Que diable avais-je donc dans l'esprit? Au fait, c'est la plus belle cousine qu'un jeune cousin puisse avoir... Oh! la bonne idée ! je vais en devenir amoureux !

GABRIEL

Un instant! pardon, Hippolvte; la place est prise.

JHPPOI.YTR.

Et par qui ?

UNE VEUVE INCONSOLABLE <i'A

GABRIEL

Par moi.

HIPPOLYTE

Ah!

GABRIEL

Cela t'étonne ?

HIPPOLYTE

Beaucoup, davantage même.

GABRIEL

En entrant ici, j'ai croisé l'œil avec elle, et je me suis dit : Touché! une minute a suffi, j'étais blessé au cœur. Cela t'apprendra, mon cher, à conduire tes amis chez tes cousines.

Et tu deviens amoureux comme cela, toi ?

GABRIEL

Et toi donc?

HIPPOLYTE

Moi, c'est différent l je la connaissais.

GABRIEL

Eh bien, moi, je la connais. Hippolyte, écoute un bon conseil: ne viens pas chasser sur mes terres,

HIPPOLYTE

Mais c'est toi, parbleu! qui chasses sur les miennes!

GABRIEL

Je suis braconnier.

Hippnr.YTK.

En aiuniir aussi?

GABRIEL

En tout.

HTPPOLYTE.

Eh bien, je pars pour Paris fout de suite.

GABRIEL

Moi, je reste ; pars.

Chez moi ! tu me donnes mon congé chez ma cousine I

GABRIEL j d'un ton menaçant.

Hippolyte ! je n'ai jamais que cinq minutes de patience à dépenser avec un ennemi-, prenez garde à vous, monsieur !

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