‹ Théâtre de salonChapitre 41 sur 158 · SCÈNE VIII MADAMR DE FOXTALBE, seule · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII MADAMR DE FOXTALBE, seule

Ah! mon Dieu! dans quel négligé de matin j'ai été surprise! (Courant à son miroir.) Ma coIffure fait pcur!... Un miroir ne se trompe jamais !... Les femmes de chambre qui parlent trop bien coiffent très-mal... il faudrait toujours avoir Mariton sous la main!... Oh! qu'une femme serait heureuse, si elle pouvait secouer la tyrannie de sa femme de chambre!

(Elle pirouette devant son miroir.) Cc n'cSt paS aU moiUS qUC je me

soucie de ce jeune homme!... un inconnu!... Cependant il faut être juste, il mériterait d'être connu... et je m'avoue tout bas, de peur de m'effrayer, que cet inconnu est charmant... (Elle regarde sa robe.) Uuc robc dc la dcmière saisou !... On a beau dire : A la campagne comme à la campagne... proverbe stupide, comme tous les proverbes que les femmes n'ont pas faits... A la campagne comme à la ville... voilà le

bon... Heureusement, ce jeune homme est économiste..- (Devant son miroir.) Les éconouiistes ne. regardent pas les femmes. Ils sont absorbés par les livres... Bon! voilà sur mon corsage trois plis qui sautent aux veux comme trois fautes d'orlhographe!... Les couturières sont bien criminelles quelquefois... (Revenant à son miroir.) Il mC Semble qUC je SUis pâle! (Maurice entre.) A Sept hcurcs du matin, la pftleur ne fait pas trop

mal... C'est le teint de la distinction... (Apercevant Maurice dans le

miroir.) Ah! uionsieur !...

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