SCÈNE VIIl
JEANNE. seuU.
Tes pas t'ont conduit à la mort ! ... Va, sors de ce monde ! (Elle i'iloignt de lui et s'arrête pensive.) Vierge auguste, tu opères en moi de puissants effets! tu munis de force ce faible bras; tu annes ce coeur d'un inexorable vouloir. Mon âme se fond en pitié, et quand je blesse dans sa fleur le corps d'un ennemi, ma main tremble et hésite, comme si elle violait le sanctuaire d'un temple. Au seul aspect du tranchant d'un fer nu, je frissonne, et pourlanl, quand il le faut, la force aussitât m'anime, et le glaive se dirige lui-même , sans s'égarer jamais dans ma main tremblante, comme s'il était un esprit vivant.