ACTE III, SCÈNE II
mon mallre , veut se jeter à vos pieds.... Il m'a commandé de vous saluer comme mon seigneur et roi. 11 suit mes pas, il va paraître lui-même.
AGNÈS
11 vient! 0 soleil adorable de ce beau jour qui noua apporte la joie, la paix et la réconciliation 1
chAtillon.
Mon maître viendra avec deux cents chevaliers ; il s'agenouilleraà vos pieds; pourtant il espère que vous ne le souflrirez pas, que vous l'embrasserez amicalement comme votre cousin,
CHARLES
Mon cœur brûle de battre sur le sien.
cnATHiON.
Le duc vous prie qu'à la première entrevue il ne soit pas dit un seul mot de l'ancienne querelle.
CHARLES
Que le passé soit à jamais plongé dans le Léthé. Nous ne voulons voir que les jours sereins de l'avenir. chAtillon.
Tous ceux qui ont combattu pour la Bourgogne seront com-
cœur et l'étreinte de [ua mainsonld'accord! Quel autre gage demande encore le ducî
chAtillon , jetant un regard sur du ChduL Je vois ici quelqu'un dont la présence pourrait empoisonner le premier salut. (Ou ChdiH s'éloigne m silence.)
CHABLES
Va, du Châtel! Jusqu'à ce que le duc puisse supporter la
vue , je consens que tu demeures caché. {Il le suit des yeux, puà
court à lui et rembrasse.) Mon brave ami ! Tu voulais laire plus
que cela pour mon repos! (Du Châtel s'en va.)
chAtillon,
Cet écrit explique les autres points.
CHARLES, à l'Archevêque.
Réglez cela. Nous consentons à tout. Pour gagner un ami , il n'est point , à mes yeux , de trop haut prix. Allez , Dunois ! Prenez avec vous cent nobles chevaliers, et marchez amicalement au-devant du duc. Que toutes les troupes se couronnent de feuillage pour recevoir leurs frères \ Que toute la ville se pare pour la fête, et que toutes les cloches annoncent la nouvelle union de France et de Bourgogne. (Un Varhl tiient. On entend du iront-