‹ Theatre de Schiller;Chapitre 116 sur 335 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

CHARLES

Oubliez-le! Tout est pardonné. Ce seul instant efface tout. C'était un sort, un astre funeste!

LE DUC DE BOURGOGNE Jut prend la main.

Se veux le réparer! Croyez-moi , je le veux. Il faut que vous soyez dédommagé de toutes vos souffrances, que vous repreniei possession de tout votre royaume.... qu'il n'en manque pas un seul village.

CHARLES

Nous sommes unis. Je ne crains plus aucun ennemi.

LE DOC DE BOURGOGNE

Croyez-moi, je n'avais pas le cœur content quand je portais les armes contre vous. Oh! si vous saviez.... (Montrant Agnès.) Pourquoi ne me l'avez-vous pas envoyée? Je n'aurais pas résisté à ses larmes.... Aucune puissance de l'enfer ne nous séparera plus désormais, après que mon cœur a pressé le vôtre! Maintenant j'ai trouvé ma vraie place, c'est entre vos bras que finit mon égarement.

l'archevêque, s'avançanl entre eux.

196 LA PUCELLE D'OBLÉANS.

LE DUC DE BOURGOGNE

Sire! un ange réside à vos côtés.... Où est>elle? Pourquoi ne la vois-je point ici ?

CHARLES

Oii est Jeanne? Pourquoi nous manque-t-elle dans ce moment heureux et solennel que nous lui devons î l'ahchevèqob.

Sirel la sainte Qlle n'aime pas le repos d'une cour oisive, et quand l'ordre de Dieu ne l'appelle pas à la lumière de ce monde, elle évite avec pudeur les vains regards des yeux du vulgaire. Sans doute elle s'entretient avec Dieu, si, en ce mo- Inent, elle n'est point active pour le bien de la France; car la bénédiction suit chacun de ses pas.

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