‹ Theatre de Schiller;Chapitre 117 sur 335 · ACTE ll'l, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE ll'l, SCÈNE IV

Peol-il approcher! Oh! dis qu'il peut oserl mets le comble à ,es mérites. Il n'y a pas de réconciliation, tant que le cœur ji'esl pas tout à fait libre. Une goutte de baine qui reste au fond Je la coupe de la joie, convertit en poison le breuvage saluttire.... Qu'il n'y ait pas de tort si sanglant que Bourgogne ne I ardonne en ce jour de joie.

LE DIK DE BOURGOGNE

Wi! je le comprends!

Et tu veux pardonner? Tu le veux, duc?.,. Entre, du Châtell {Elit ouvre la porte et introduit du Chdtel. Celui-ci s'arrile dans nUngnemml.) Le duc est réconcilié avec tous ses ennemis, il l'est aussi avec toi. {Ihi Chdlel avance quelques pas, et cherche à lift dans les t/nu; du Duc.)

LE DUC DE BOURGOGNE

Que fais-tu de moi, Jeanne? Sais-tu ce que tu demandes?

JEANNE

l'n généreux seigneur ouvre sa porte à tous les hûtes , il n'en exclut aucun. Libre et vaste comme le firmament qui environne

ai

je

le,

impérieux.

CHARLES, à Jeanne.

Que ne te dois-je pas, noble fille I Comme lu as bien tenu ta parole! Combien rapidement tu as changé tout mon destin! Tu m'as réconcilié mes amis , lu as précipité mes ennemis dans la poussière et arraché mes villes au joug étranger.... Toi seule as tout accompli.... Parle, comment te récompenserai-je?

JEANNE

Sois toujours humain , mon seigneur et roi, dans la prospérité, comme tu l'as été dans le malheur.... et, au faite de la grandeur, n'oubhe pas ce que vaut, dans le besoin, un ami; lu l'as éprouvé dans ton abaissement. Ne refuse ni justice ni grâce au dernier de ton peuple, car c'est d'une bergerie que Dieu a appelé la libératrice.... Tu réuniras la France entière sous ton sceptre ; tu seras l'aïeul et la tige d'une suite de grands princes. Ceux qui viendront après toi brilleront d'un plus bel éclat que ceux qui t'ont précédé sur le trône. Ta race fleurira aussi longtemps qu'elle se conservera un fidèle amourdansle cœur de son peuple. L'orgueil seul peut la conduire à sa ruine , et du fond de ces humbles cabanes d'où vient de sorUr ton sauveur, le sort mystérieux menace de leur perte tes descendants coupables.

LE DUC DE BOURGOt^E.

Vierge inspirée, que l'Esprit d'en haut snimel si tes yeux ' percent l'avenir, parle-moi magnifiquement, comme el

Bourgogne! tuas placé h du trône, el ton cœur supe jusqu'aux nues l'audacieux haut en arrêtera impérieu cependant la chbte de ta mi sonne d'une fille, sa brillai tant le sceptre, des pasteur Ils régneront assis sur dei lois au monde connu , et à i Dieu nous cache encore par seaux.

CHARLES

Oh ! parle , si l'esprit te révèle l'avenir. Cette alHi

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