‹ Theatre de Schiller;Chapitre 151 sur 335 · DUNOIS, JEANNE · texte numérisé non relu

DUNOIS, JEANNE

Tu es ma femme.... J'ai cru en toi dès le premier regard, et ma conviction est encore la même. Je me fie plus à toi qu'à tous ces signes , qu'à ce tonnerre même , qui parle là-haut. Tu te tais dans ta noble colère, tu dédaignes, enveloppée de ta sainte innocence, de confondre un si honteux soupçon.... Sédaigne-le, mais confie-toi à moi, je n'ai jamais douté de ton innocence. Ne me dis pas un mot , tends-moi seulement la main, comme signe et comme gage que tu te fies hardiment à mon bras et à ta bonne cause. (Il lui tend la main; elle se dètowme de lui, avec unmouvement convulsif. Il reste immobile el comme glacé <f horreur.)

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