SCÈNE XIIL
JEANNE, DU CHÂTEL, DUNOIS; à la fin, RAIMOND.
DU chAtel, revenant, Jeanne d'Arc! le roi permet que vous quittiez la ville, sans qu'il vous soit fait aucun mal. Les portes vous sont ouvertes. Ne craignez nulle offense. La paix du roi vous protège.... Suivezmoi, comte Dunois.... Il n'y a pas d'honneur pour vous à rester ici plus longtemps.... Quel dénoûment! (H se retire. Dunois s'é^ renie de sa stupeur, jette encore un regard sur Jeanne et s'éloigne. Elle reste un moment toute seule. Enfin Raim^ond paraît; U s'arrête un instant à quelque distance , et la contemple avec wne muette douleur. Puis il s'avaiKe vers elle et la prend par la main.)
HAIMOND.
Saisissez le moment. Les rues sont libres. Donnez-moi la main , je vous conduirai. (A sa vue , Jeanne donne le premier signe de sentimerU ; elle le regarde fixement , puis lève les yeux au ciel; ensuite, elle saisit vivement sa main et s*éloigne.)