‹ Theatre de Schiller;Chapitre 154 sur 335 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

RAIMOND.et JEANNE; LES PRÉCÉDENTS.

RAIMOND

Je vois ici des cabanes. Venez, nous y trouverons un abri contre cette furieuse tempête. Vous ne résisteriez pas plus longtemps, voilà trois jours déjà que vous errez , fuyant les regards des hommes, et des racines sauvages ont été votre seule nourriture. {V orage se calme j le ciel devient clair et serein.) Ce sont des charbonniers compatissants. Entrez !

LE CHARBONNIEB.

Vous semblez avoir besoin de repos. Venez! Ce que peut offrir notre pauvre cabane est à vous.

LA FEMBiE . .

Comment? Une tendre jeune fille couverte d'une armure? Mais il n'est que trop vrai ! C'est un rude temps que le nôtre, cil il n'est pas jusqu'aux femmes qui n'endossent la cuirasse! La reine elle-même, dame Isabeau, dit-on, se montre en armes dans le camp ennemi, et une pucelle, la fille d'un berger, a combattu pour le roi notre maître,

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