‹ Theatre de Schiller;Chapitre 153 sur 335 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

UN CHARBON.MER et SA FEMME.

LE CHARBONTIIER.

C'est un orage affreux, épouvantable; le ciel menace de se fondre en ruisseaux de feu . et il fait nuit en plein jour, au point qu'on pourrait voir les étoiles. La tempête se démène comme l'enfer déchaîné; la terre tremble, et les vieui frênes craquent et courbent leur cime. Pourtant cette terrible guerre de là-haut, qui enseigne la douceur même aux bêtes sauvages, que l'on voit se cacher timidement dans leurs tanières, ne peut ramener la paix parmi les hommes.... A travers les hurlements du vent et de la tempête, on entend le bruit de rartillerie. Les deux armées sont si rapprochées que la forêt seule les sépare, et & toute

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