‹ Theatre de Schiller;Chapitre 171 sur 335 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DES SOU)ATS, avec des étendards flottants, remplissent le fond du théâtre; devarU eux LE ROI et LE DUC DE BOURGOGNE; JEANNE, repose dans leurs bras, fiwrtellemtnt blessée, et ne dowianl aucun signe de vie. Ils s'avancent lentement sur le devant de la scène. AGNÈS SOREL accourt précipitamment.

AGNÈS SOREL se jette au cou du Boi.

Vous êtes libre.... Vous vivez.... Vous m'êtes rendu!

,tE ROI.

Je suis délivré.... Vous voyez à quel prix! (71 montre Jeanne.)

AGNàs SOREL.

Jeanne! Dieu! Elle meurt!

LE DUC DE BOURGOGNE

Elle a fini sa tâche! Voyez un ange quitter la terre! Voyez comme elle est là étendue , sans douleur et paisible, comme un enfant endormi! La paix du ciel se joue sur ses traits. Aucun souffle ne soulève plus sa poitrine, mais on sent encore la rie dans la chaleur de sa main.

LE ROI

Elle n'est plus.... Elle ne se réveillera plus, ses yeux ne verront plus les choses terrestres. Déjà elle plane là-haut, esprit transfiguré, et ne voit plus notre douleur ni notre repentir.

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