‹ Theatre de Schiller;Chapitre 211 sur 335 · PREMIER COMPAGNON · texte numérisé non relu

PREMIER COMPAGNON

Voyons donc combien il faudrait de pareilles taupinières, entassées Tune sur l'autre, pour faire une montagne qui égalât seulement la plus petite qu'il y ait dans Uri? {L'Inspecteur va vers le fond de la scène.)

LE MâItRE TAILLEUR DE PIERRES.

Je jetterai au plus profond du lac le marteau qui m*a servi pour cette construction maudite. {TeU et Stauffacher viennent.)

STAUFFACHER

Ohl n*eussé-je jamais vécu, pour voir un tel spectacle!

TELL

Il ne fait pas bon ici. Allons plus loin.

STAUFFACHER

Sui&-je dans Uri, dans le pays de la liberté?

LE MaItRE tailleur DE PIERRES.

Si vous aviez donc vu les souterrains qui sont sous les tours! Oh! celui qui les habitera n'entendra plus le chant du coq.

STAUFFACHER

0 Dieu!

LE MAÎTRE TAILLEUR DE PIERRES

Voyez ces flancs , ces contre-forts : on les croirait bâtis pour l'éternité.

TELL

Ge que les mains ont bâti, les mains peuvent le détruire. (/I montre les montagnes.) Le rempart de la liberté , c'est Dieu luimême qui nous l'a construit. {On entend un tambour. Il vient des gens qui'portent un chapeau sur une perche; un Crieur les suit. Des femmes et des enfants se pressent en tumulte par derrière. )

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