‹ Theatre de Schiller;Chapitre 212 sur 335 · LE CRIEUR · texte numérisé non relu

LE CRIEUR

Vous voyez ce chapeau , hommes d'Urî. On va le dresser au haut d'un mât, au milieu d'Altorf, sur le point le pluséleVé, et voici quelle est T intention et la volonté du bailli : on rendra à ce chapeau le même honneur qu'à lui-même : on le saluera avec respect, tête nue et en pliant le genou.... Le roi veut qu'à ce signe on reconnaisse les sujets soumis, et quiconque méprisera cet ordre, appartiendra au roi, corps et biens! {Le peuple éclate de rire; le tambour bat; la troupe va plus loin.)

PREMIER COBfPAGNON.

Quel est ce caprice inouï , cette nouvelle invention du baillil Nous! rendre hommage à* un chapeau? Dites» a-t-on jamais rien entendu de pareil ?

LE MAtTRE TAILLEUR DE PIERRES.

Nous! plier le genou devant un chapeau? Veut-il se jouer de gens sérieux et dignes?

PREIHER COMPAGNON.

Si c'était encore la couronne impériale ! Mais c'est le chapeau d'Autriche : je l'ai vu suspendu au-dessus du trône où l'on donne les investitures.

LE MaItRE tailleur DE PIERRES.

Le chapeau d'Autriche! Prenez garde, c'est un piège pour nous livrer à l'Autriche.

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