SCÈNE I
LE COMTE DE KENT et SIR WILLIAM DAVISON
se rencontrent Vun l'autre.
DAVISON
Est-ce vous , milord Kent ? Déjà revenu du tournoi ? Xa fête est-elle finie?
KENT
Comment n*assistiez-vous pas à ce jeu chevaleresque?
DAVISON
Mes fonctions m'ont retenu.
KENT
Vous avez perdu, sir, le plus beau spectacle, imaginé |^ le goût même et exécuté avec la plus noble bienséance.... Ëcfl|bz! on avait représenté la chaste citadelle de la Beauté, assiégée par le Désir.... Milord maréchal, le grand juge, le sénéchal, avec dix autres chevaliers de la reine, défendaient la citadelle, et les cavaliers français l'attaquaient. D'abord a paru un héraut, qui , dans un madrigal , a sommé le château de se rendre , et du rempart le chancelier a répondu. Là-dessus, l'artillerie a joué, et des bouquets de fleurs , des essences précieuses , d'ime odeur exquise, ont été tirés par de charmantes pièces de campagne; mais en vain : les assauts ont été repoussés et le Désir s'est vu contraint de se retirer.
DAVISON
Un signe de mauvais augure , comte » pour la recherche en mariage de la France.