ACTE I, SCÈNE VIII
^^réclamait le plus honnête homme d'Angleterre. Ne me laissez pas croire que je la doive à autre chose qu'à mon intègre renommée.
BURLEIGH
[J^fOn répand le bruit qu'elle dépérit , on la fait de plus en plus • malade, et enfin elle passe doucement de vie à trépas. Elle meurt ainsi dans la mémoire des hommes.... et votre renommée demeure pure.
PAULET
Mais non ma conscience.
BURLEIGH
Si vous ne voulez pas y prêter votre propre main, Vous n'empêcherez pas du moins une main étrangère....
PAULET V interrompt.
Aucun meurtrier n'approchera de son seuil tant que les dieux
de mon foyer la protégeront. Sa vie m'est sacrée , aussi sacrée
que la tête de la reine d'Angleterre. Vous êtes ses juges! Jugez,
prononcez la sentence de mort, et, quand il eu sera temps, faites
venir le charpentier avec la hache et la scie, pour dresser l'écha-
faud.... Pour le shérif et le bourreau, la porte de mon château
ira. Maintenant, elle m'est confiée pour que je la garde,
ez-en sûr, je la garderai de telle sorte qu'elle ne puisse
'aire ni éprouver aucun mal.' (7^ sortent.)
SCniLLBR. — TR. III *d