‹ Theatre de Schiller;Chapitre 230 sur 335 · JOST VON WEILER · texte numérisé non relu

JOST VON WEILER

A Tordre du jour ! continuons.

REDING

Confédérés ! mais avons-nous aussi essayé de tous les moyens de douceur î Peut-être le roi Tignore-t-il ; peut-être es\rce sans qu'il le veuille que nous souffrons ainsi. Faisons encore cette dernière tentative : portons nos plaintes devant lui , avant de tirer Tépée. Même dans une cause juste , la violence est toujours chose terrible. Dieu ne nous assiste que lorsque l'assistance humaine nous manque.

STAUFFACHER- à CoTtrod Hunu*

C'est à vous maintenant de donner vos informations. Par lez!

CONRAD HOim.

J'étais allé à Rheinfeld, au château de l'empereur, pour porter plainte contre la dure oppression des baillis et demander la charte de nos antiques libertés, que chaque nouveau souverain a toujours confirmée jusqu'ici. Je trouvai là les envoyés d'un grand nombre de villes du pays de Souabe et des bords du Rhin, qui tous obtinrent leurs parchemins et s'en retournèrent contents diez eux. Moi, votre messager, on m'adressa aux conseillers,«et * ils me congédièrent avec cette vaine consolation : < L'empereur n'a pas le temps cette fois ; mais il pensera sans doute à vous quelque jour....» Et comme je traversais tristement les salles du château , j'aperçus , dans une embrasure en saillie, le duc Jean, et auprès de lui les nobles seigneurs de Wart et de Tegerfeld. Ils m'appelèrent et me dirent : < Aidez-vous vous-mêmes. N'attendez pas de justice du roi. Ne dépouille-t-il pas Tenfant de son propre frère , ne lui retient- il pas son légitime héritage ? Le duc lui a redemandé les biens de sa mère , en lui représentant qu'il était majeur et en flge de gouverner des terres et des hommes. Quelle réponse a-t-il reçue î L'empereur lui a mis une couronne de fleurs sur la tête , en lui disant que c'était là Tomement de la jeunesse. »

Page 1