ACTE II, SCÈNE II
lui est donné.... Nous avons le droit de défenare contre la violence le plus grand de tous les biens.... Nous protégeons notre pays , nous protégeons nos femmes , nos enfants !
TOUS, frappant sur leur^ épées.
Nous protégeons nos femmes , nos enfants !
RÔSSELHANN s*ai)ance dans le cercle.
Avant de tirer l'épée , pensez-y bien. Vous pouvez terminer paciGquement le débat avec l'empereur. Dites un seul mot, et les tyrans, qui aujourd'hui vous oppriment et vous accablent, vous flatteront.... Acceptez ce qu'on vous a souvent offert ; séparezvous de l'empire, reconnaissez la suzeraineté de l'Autriche....
JEAN AUF DER MAUER
Que dit le curé ? Nous, prêter serment à l'Autriche !
BITRKHART AM BÛHEL.
Ne l'écoutez pas.
WINKELRIED
C'est le conseil d'un traître , d'un ennemi du pays.
REDING
Paix, confédérés!
SEWA
Nous , rendre hommage à l'Autriche , après un tel outrage !
NICOLAS DE FLÛE.
Nous laisser arracher par la violence ce que nous avons refusé à la douceur!
UEIER.
Alors nous serions esclaves et mériterions de l'être.*
JEAN AUF DER MAUER
Que celui-là soit mis hors du droit commun des Suisses , qui parlera de se soumettre à l'Autriche!... Landammann, j'insiste là-dessus : que ce soit la première loi nationale ici rendue par nous.
MELCHTHAL.
Qu'il en soit ainsi. Que celui qui parlera de soumission à l'Autriche, soit privé de tout droit, dépouillé de tout honneur. Que personne , dans le pays , ne l'accueille à son foyer.
TOUS lèvent la main droite.
Nous le. voulons. Que ce soit une loi.
REDING , après une pause.
C'est une loi.
HÔSSELUANN.
Maintenant vous êtes libres, vous Têtes par cette loi. Il ne faut pas que rAutricbe emporte par la violence ce qu'elle n*a pas obtenu par des démarches amicales....