‹ Theatre de Schiller;Chapitre 241 sur 335 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

WALTHER

Mais ils peuvent chasser librement dans les forêts ?

Le gibier et les oiseaux appartiennent au seigneur.

WALTHEB.

Mais ils peuvent pécher librement dans le fleuve ?

TELL

Le fleuve » la mer , le sel appartiennent au roi.

WALTHER

Qui est donc ce roi que tous craignent?

TELL

C'est l'homme qui seul les protège et les nourrit.

WALTHER

Ne peuvent-ils pas se protéger bravement eux-mêmes?

TELL

Là le voisin n'ose se ûer à son voisin.

WALTHER

Père , je me sens à Tétroit dans ce vaste pays ; j*aime mieux demeurer ici sous les avalanches.

TELL

Oui , il vaut mieux , enfant , avoir derrière soi les glaciers que les hommes méchants. {Ils veulent passer.)

WALTHER

Eh ! père, vois donc le chapeau sur la perche.

TELL

Que nous importe le chapeau? Viens, marchons. (Comme U veut s' éloigner f Friesshardt marche sur lui , la pique en avant.)

FRIESSHARDT.

Au nom de l'empereur, halte, arrêtez !

TELL saisit la pique.

Que voulez-vous ? Pourquoi m'arrêtez-vous?

FRIESSHARDT.

Vous avez violé l'ordonnance , il faut nous suivre.

LEUTHOLD.

Vous n'avez pas fait la révérence au chapeau.

TELL

Ami » laisse-moi aller.

kik GUILLAUME TELL.

FRIESSHARDT.

Marche, marche, en prison !

WALTHER

Mon père en prison! Au secours! au secours! (il appelle, tourné vers la scène.) Ici, hommes d'Altorf! à l'aide, braves gens! Violence! violence! ils l'emmènent prisonnier.

RÔSSELMANN, fe curé, et PETERMANN, to sacristain, arrivan

avec trois autres hommes,

LE SACRISTAIN

Qu'y a-t-il ?

RÔSSELMANN.

Pourquoi mets-tu la main sur cet homme ?

FRIESSHARDT.

C'est un ennemi de l'empereur, un traître.

TELL le saisit violemment.

Un traître, moi!

RÔSSELMANN.

Ami, tu te trompes. C'est Tell, un homme d'honneur, un bon citoyen.

WALTHER aperçoit WALTHER FÛRST et court

aurdevant de lui.

A l'aide, grand-père ! On fait violence à mon père.

FRIESSHARDT.

En prison, marche !

WALTHER PURST, cccourant.

Je suis sa caution, arrêtez.... Au nom de Dieu, Tell, qu'est-ii arrivé ?

MELCHTHAL et STAUPPAGHER viennent.

FRIESSHARDT,

Il méprise la souveraine puissance du bailli, et ne veut pas la reconnaître.

STAUFFACHER

Tell aurait fait cela ?

MELCHTHALi

Tu mens, drôle*

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