‹ Theatre de Schiller;Chapitre 243 sur 335 · LES FEMMES · texte numérisé non relu

LES FEMMES

Voici le bailli.

FRIESSHARDT ilève la voix.

Emeute I Révolte l

STAUFFACHER

Crie à en crever, coquin!

RÔSSELMANN et MSLGHTHAL.

Veux-tu te taire î

FRIESSHARDT cvU cncorc plus haut.

Au secours ! Aide aux agents de la loi !

WALTHER FURST

Voilà le bailli ! Malheur à nous ! Qu'est-ce que cela va devenir ?

GESSLER, à cheval, le faucon sur le poing; RODOLPHE LE HAR- RAS, BERTHA et RUDENZ; nombreuse escorUde Yakts d'armes, qui forment un cercle de piques tout autour de la scène.

RODOLPHE LE HARRAS.

Place, place au bailli !

GESSLER

Dispersez-les ! Pourquoi ce concours de peuple ? Oui appelle au secours? {Silence général.) Qui était-ce? Je veux le savoir. {A Friesshardt.) Toi, avance ! Qui es-tu ? et pourquoi tiens-tu cet homme ? (7/ donne le faucon à un Serviteur.)

FRIESSHARDT.

Redouté seigneur» je suis ton homme d^armes, et j'ai été dûment placé en sentinelle auprès du chapeau. J'ai saisi cet homme en flagrant délit, comme il lui refusait son hommage. Je voulais l'arrêter , selon tes ordres , et le peuple veut me l'arracher de force.

GESSLER , ajprès une paxtse.

Méprises-tu ton empereur , Tell , et moi , qui commande ici à sa place , au point de refuser le salut à ce chapeau que j'ai fait suspendre ici pour éprouver l'obéissance ? Tu as trahi tes mauvais sentiments.

TELL

Pardonnez-moi, mon bon seigneur. C'est arrivé par inadvertance et non par mépris de vos ordres. Si j'étais circonspect, je ne m'appellerais pas Tell. Je vous demande grâce, cela n'arrivera plus.

GESSLER, après un moment de silence.

Tu es passé maître au tir de l'arbalète , Tell : on dit que tu défies tous les archers.

WALTHSR.

Et cela doit être vrai , seigneur. Mon père vous atteint une pomme sur l'arbre à cent pas.

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