ACTE IV, SCÈNE III
du pays -est tombé. Nous ne supporterons plus de violence. Nous sommes des hommes libres.
TOUS, en tumulte.
Le pays est libre.
RODOLPHE LE HARBAS.
Les choses en sont-elles venues là? La crainte et Tobéissance ont-elles une si prompte fin? (Aux Gardes qui pénèirent sur la scène.) Vous voyez le meurtre affreux qui vient d'être commis.... Tout secours est vain.... Il est inutile de poursuivre le meurtrier.... D'autres soins nous pressent.... Partons pour Kùssnacht, pour sauver à l'empereur sa forteresse. Car tous les liens du devoir et de l'ordre sont rompus en ce moment , et Ton ne peut plus se fier à la foi de personne. (Pendant qu'il f éloigne avec tes Gardes^ six Frères de la miséricorde entrent.)
ARMGART.
Place, place! Voici les frères de la miséricorde!
' STUSSI.
La victime est là..». Les corbeaux descendent..!. L5S FRiRSS DE LA MISÉRICORDE forment un demi-cercle autour du
mort et chantent sur un ton grave.
La mort attaque rhomme à rimprovisie;
Elle ne lui donne pas de délai.
Elle le renverse au milieu de aa carrière ;
Elle l'emporte dans la plénitude de la vie.
Qu'il soit , ou non , prêt à partir,
Il faut qu'il paraisse devant son juge.
{Pendant qu'on répète les derniers vers^ le rideau tombe.)