ACTE T
LE GRAND CHANCELiEa DE LA COURONNE , descendant des degrés
du trône ^ à Sapiefia.
Le roi vous Jait prier de céder, seigneur woiwode, et de ne pas diviser la diète.
l'huissier, bas à Odowalsky.
Ceux qui sont devant la porte vous font dire de tenir ferme. Tout Cracovie est pour vous.
le grand maréchal de la couronne, à Sapieha. De si bonnes résolutions ont passé. Oh ! rendez-vous ! En faveur «des excellentes décisions qu'on a prises du reste, rangezvous à la majorité.
l'évêque de cracovie a recueilli les voix de son côté. Sur le banc de droite tous sont d'accord.
SAPIEHA
Que tous soient d'accord.... moi, je dis non. Je dis 7c/o, je romps la diète. Qu'on n'aille pas plus loin. Tout ce qui a été résolu est aboli et nul. ( Toute V assemblée est debout. Le Roi descend de son trône, les barrières sont renversées; un bruit tumultueux s'élève. Des Nonces tirent leurs sabres et en menacent, à droite et à gauche , Sapieha. Des Èvêques s'interposent , des deux côtés , et le protègent de leurs étales.) La majorité ? Qu'est-ce que la majorité ? La majorité, c'est la déraison; le bon sens ne s'est jamais trouvé que chez un petit nombre. Celui qui n'a rien songe-t-il au bien général ? Le mendiant est-il libre , peut-il choisir ? Il est contraint de vendre sa voix, pour du pain, pour des bottes, au puissant qui le paye. Il faut peser les suffrages, et non les compter. L'État périra tôt ou tard là où triomphe la msgorité, où la déraison décide.
ODOWALSKY.
Entendez le traître !...