‹ Theatre de Schiller;Chapitre 300 sur 335 · SCHILLER. — TH. III · texte numérisé non relu

SCHILLER. — TH. III

pas en pièces ! (Sapieha, toujours menaçant du regard, est entraîné de force par les Évèques, pendant que Us Archevêques de Gnesne et de Lemberg écartent les Nonces qui s'élancent vers lui. Au milieu d'un violent tumulte, auquel se mêle le cliquetis des sabres, la salle se vide , et il ne reste que Démétrius , Mnischek , Odowalsky et THet-, man des Cosaques.)

ODOWALSKY.

Nous avons échoué

Mais ce n'est pas une raison pour que vous manquiez de secours! Si même la République maintient la paix avec Moscou, nous accomplirons l'entreprise avec nos propres forces,

KORELA.

Qui aussi aurait pensé qu'à lui seul il tiendrait tête à toute la diète?

MNISCHEK.

Le roi vient.

LE ROI SIGISMOND, accompagné du GRAND CHANCELIER DE LA COURONNE , du GRAND MARÉCHAL DE LA COURONNE et de quelques ÉVOQUES.

LE ROI

Mon prince, souffrez que je vous embrasse! L'illustre République vous rend enfin justice; mon cœur l'a fait depuis longtemps. Je suis profondément touché de votre sort : il doit certes émouvoir le cœur de tous les rois.

J'ai oublié tout ce que j'ai souffert; sur votre sein je me sens renaître.

LE ROI

Je n'aime point les longs discours; mais tout ce que peut un roi qui commande à des vassaux plus riches que lui, je vous l'offre. Vous avez vu une triste scène. Ne concevez pas une plus mauvaise idée du royaume de Pologne, parce qu'à vos yeux une tempête furieuse agite le vaisseau de l'État.

MNISCHEK.

Dans le fracas de la tempête , le pilote dirige rapidement le navire et le conduit au sûr asile du port.

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