ACTE III
solennité, il appelle les deux combattants dans la lice : d'abord Simnel, qui se donne publiquement pour Edouard Plantagenét et expose ses prétentions; puis le duc d'York, qui déclare fausse et criminelle l'allégation de Simnel et est prêt à prouver son dire Tépée à la main. Les deux combattants en appellent au jugement de Dieu. On procède aux formalités ordinaires; après quoi tous deux s'éloignent, pour combattre dans la lice.
Pendant qu'on fait les apprêts accoutumés, le jeune Planta^ genêt, par sa grande émotion et sa flgure touchante, a attiré l'attention de la duchesse et de la princesse
Celle-là demande qu'on le lui amène. Il fait quelques réponses pleines de sens, et il y a je ne sais quoi de passionné dans les dispositions qu'il montre à l'égard de la duchesse. Avant qu'elle ait le temps de satisfaire sa curiosité au sujet de cet intéressant jeune homme, les trompettes retentissent et donnent le signal du combat.
Le combat. — Simnel est vaincu et tombe. — Chacun se lève ; les barrières sont forcées , le peuple se précipite , en criant , dans l'enceinte. Simnel avoue, en mourant , son imposture et nomme les instigateurs; il reconnaît Warbeck pour le véritable York , et implore son pardon. Joie du peuple.
Warbeck, vainqueur et reconnu duc d'York, saisit ce moment pour déclarer publiquement son amour à la princesse et demander à la duchesse son consentement.
Les lords anglais interviennent et appuient sa prière. Eric est
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furieux, la duchesse grince les dents de colère, ordonne à la princesse de la suivre, et s'éloigne en lançant des regards courroucés.
Maintenant les lords se rassemblent autour de leur duc, lui jurent fidélité et assistance, et l'accompagnent en triomphe à sa demeure.
Plantagenét seul se sent abandonné, dépouillé de sa personnalité, sans appui : il n'a rien pour lui que son droit. Il se résout enfin à se présenter à la duchesse. Stanley vient à lui et cherche à l'en détourner par la crainte.