MORTIMER. LES PRÉCÉDENTS
KENNIDr,
Ah! sir, que) résultai....
HORTUER.
J'ai tout entendu. (H fait signe à la Nourrice d'aller à son poste ri s'approche. Toute sa personne exprime une disposition violente et passionnée. ) \ous avez vaincu! vous l'avez foulée aux pieds, dans la poussière ; vous étiez la reine ; elle, la coupable. Je suis ravi de votre courage; je vous adore; vous m'apparaissez, en cet instant, comme une divinité auguste et souveraine.
MARIE
Vous avez parlé à Leicester; vous lui avez remis ma lettre, - mon présent.... Ohrparlez, sir!
UORTIHER, la regardant avec des yeux enflammés.
De quel éclat vous entourait cetle noble et royale colère!
comme il transfigurait vos charmes à mes yeux ! Vous éles la
MARIE
Il ne veut rien faire pour moi?
HOHTIUER.
Ne me parlez plus de lui! Que peut-il faire, et qu'a-t-OD besoin de luiî Je veux vous sauver, moi seuil
MARIE
Ahl que pouvez-vousï
HOBTIHEH. 4 ,
Ne vous abusez plus, comme si vous étiez encore dans la même situation qu'hier! A voir comment la reine vous a quittée, et après la tournure que vient de prendre cet entretien, tout est perdu , toute voie de grâce est fermée. U faut agir maintenant; c'est à l'audace de décider; pour tout sauver, il faut hardiment tout risquer; il faut que vous soyez libre avant que l'aurore paraisse.
MARIE
Que dites-vousî Cette nuit? Comment est-ce possible?
«ORTtMER.
licoutez ce qui est résolu. J'ai rassemblé dans une chapelle secrète mes compagnons. Un prêtre a entendu notre confession ; l'absolution nous a été donnée de toutes les fautes que nous avons commises , et, d'avance aussi, de toutes celles que nous «immfiltrons fincnre. Nous avons rnr.u Ifis derniers aacr(>m(>nL<i
PAULET
Oii est la meurtrière? Qu'on la descende dans le plus sombre cachot !
MORnMER.
Qu'y a-t-il ? Qu'est-il arrivé ?
PAULET
La reine ! Mains maudites ! Infernale audace !
MORTIMER
La reine ! Quelle reine ?
PAULET
D'Angleterre! Elle a été assassinée, sur la route de Londres! {Il entre en toute hdte dans la maison.)