‹ Theatre de Schiller;Chapitre 42 sur 335 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

LEICESTER

Malheureux, retirez-vous ! Que cherchez-vous ici?

MORTIMER

On est sur nos traces, sur la vôtre aussi. Prenez garde !

LEICESTER

Retirez-vous, retirez-vous !

MORTIMER

On sait qu'il y a eu une réunion secrète chez le comte de l'Aubespine....

LEICESTER

Que m'importe?

MORTIBIER.

Que l'assassin s'y est trouvé....

LEICESTER

C'est votre affaire! Audacieux! Comment osez-vous m'enlacer dans votre sanglant attentat? Défendez vous-même vos méchantes trames!

MORTIMER

Mais écoutez-moi donc.

LEICESTER, datis UTiô violcnte colère.

Allez aux enfers! Pourquoi, comme un esprit malin, vous attachez-vous à mes pas? Éloignez-vous! Je ne vous connais pas, je n'ai rien de commun avec des assassins.

MORTIMER

Vous ne voulez pas entendre. Je viens pour vous avertir, vos démarches sont aussi trahies....

LEICESTER

MORTIMER

Le grand trésorier a été à Fotheringhay aussitôt après cette malheureuse action. Les chambres de la reine ont été fouillées sévèrement. Là on a trouvé....

LEICESTER

Quoi?

• MORTIMER

Une lettre commencée, de la reine à vous....

LEICESTER

La malheureuse ! !{

MORTIMER

OÙ elle vous somme de tenir parole, vous renouvelle la promesse de sa main, mentionne le portrait....

LEICESTER

Mort et damnation !

MORTIMER

Lord Burleigh a la lettre.

LEICESTER

Je suis perdu ! {Pendant la.reprise suivante de Mortimer^ il va et vient y tout désespéré.)

MORTIMER

Saisissez le moment! Prévenez-le! Sauvez-vous, sauvez-la!... Justifiez-vous par vos serments , imaginez des excuses , détournez les dangers suprêmes ! Moi-même , je ne puis plus rien faire. Mes compagnons sont dispersés, toute notre ligue est dissoute. Je cours en Ecosse pour y rassembler de nouveaux amis. C'est à vous maintenant; essayez ce que peut votre crédit, un front audacieux !

LEICESTER s'arrête, soudain résolu.

C'est ce que je veux faire. {Il va à la porte, touvre et crie :) Holà! gardes! {A l'Officier, qui entre avec des hommes armés.) Assurez-vous de ce criminel d'État, et gardez-le bien! La plus infâme conjuration est découverte; je porte moi-même la nouvelle à la reine. {Il sort.) MORTIMER demeure d'abord immobile d'étonnement , mais hienlét il

se remet, et suit Leicester Sun regard du plus profond nu'pris.

Ah! l'infâme!... Mais je le mérite ! Qui aussi me disait de me fier à ce misérable? Il me passe sur le corps, il faut que ma ruine lui soit une voie de salut.... Eh bien ! sauve-toi. Ma bouche restera close, je ne veux pas t'entraîner dans ma perte ; dans la mort même, je ne veux pas de ton alliance. La vie est l'unique bien du méchant. {A V0ffi4iier de la garde, qui s* avance pour s'emparer de sa personne :) Que veux-tu, lâche esclave de la tjTannie? Je me moque de toi, ( tirant un poignard ) }e suis libre!

l'officier.

Il est armé.... Arrachez-lui son poignard! {Ils fondent iw lui, il se défend.)

MORTIMER

Et à ce dernier moment , je veux que mon cœur s'ouvre 11-

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