‹ Theatre de Schiller;Chapitre 41 sur 335 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LEICESTER seul, puis MORTIMER.

LEICESTER

Je suis découvert, on m'a pénétré...» Comment ce misérable s'est-il mis sur ma trace? Malheur à moi, s'il a des preuves! Si la reine apprend qu'il y avait des intelligences entre Marie et moi.... Dieu! que je serai coupable devant elle! Que mon conseil lui paraîtra perfide, et mes malheureux efforts pour la mener à Fotheringhay, traîtreusement rusés! Elle se verra cruellement jouée par moi et sacrifiée à son ennemie détestée! Oh! jamais, jamais, elle ne pourra le pardonner! Maintenant, tout semblera prémédité, même cette amère tournure de l'entretien, le triomphe et le rire moqueur de sa rivale; oui, jusqu'à cette main de meurtrier, qui, terrible et sanglante, (fatalité affreuse, imprévue!) est intervenue soudain, c'est moi qui l'aurai armée! Je ne vois plus de salut, plus nulle part! Ah! qui vient?

MORTDiER entre y en proie au trouble le plus violent, et regarde

avec crainte autour de lui.

Comte Leicester, est-ce vous? Sommes-nous sans témoins?

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