SCÈNE IV
JEANNE seule.
Adieu, montagnes, pâturages aimés, vallons chers et paisibles, adieu! Jeanne ne parcourra plus votre sol, Jeanne vous dit un étemel adieu! Vous prairies que j'arrosais, arbres que j*ai plantés, continuez de verdir gaiement ! Adieu , grottes , et vous, fraîches fontaines ! Toi, écho, aimable voix de cette vallée, qui souvent as répondu à mes chansons, Jeanne s'en va, et jamais plus elle ne reviendra !
Vous tous, lieux témoins de mes joies paisibles, je vous laisse derrière moi pour toujours! Dispersez-vous, mes agneaux, sur la bruyère : vous êtes maintenant une bergerie sans pasteur, car il faut que je paisse un autre troupeau, là-bas, sur le champ