THIBAUT, SOPHIE, CONSTANCE, LE CHEVALIER
THIBAUT
Est-ce là, monsieur, ce que vous appelez un moment.... ? Allons, allons^ il faut
rentrer,...
CONSTANCE
Hélas ! il a raison....
Constance...! chère Sophie...! adieu...
Pardonnez- moi l'une et l'autre les peines que j'? vous cause... ! consolez ma
mère....
SOPHIE
Mon frère....! nous vous reverrons encore—
THIBAUT
Eh î oui , oui... finissons donc; si quelqu'un venait....
CONSTANCE
Grand Dieu.... ! rentrez sans difTérer....
îio LA CURIEUSE,
LE CHEVALIER
Embrassez-moi, ma sœur...; adieu, Constance.... adieu...
CONSTANCE
Ah, Valcour. .. ! n'oubliez jamais... que l'existence. .. de tout ce qui vous est cher... est attachée à la vôtre....
LE CHEVALIER
Eh! pourrai-je oublier le seul bien que le sort m'ait laissé....
THIBAUT
C'est assez discourir et larmoyer..; mesdemoiselles, passez par ce côté j et nous, monsieur, par celui-ci....
Encore un moment....
THIBAUT
Voulez- vous donc décidément vous perdre....?
SOPHIE , entraînant Constance.
Arrachons-nous d'ici....
CONSTANCE
Adieu!.... {Elle sortent. )
LE CHEVALIER
Ecoutez....
THIBAUT
Bon ! elles sont déjà bien loin... ! grâce à Dieu.... î Allons, monsieur, rentrons,*
vous rêverez dans votre chambre tout aussi bien qu'ici.... 11 ne bouge pas plus qu'une statue....! Monsieur, voulez-vous passer la nuit dans ce jardin....?
LE CHEVALIER
Allons, Thibaut, je vous suis. ( Ils sortent. )