SOPHIE, PAULJNE, LA MARQUISE
ROSE sui"vieat un moment apiès,
LA MARQUISE
Sophie, est-ce vous?
SOPHIE
Ah niaman ! tout est perdu... î
LA MARQUISE
Juste ciel... !
SOPHIE
Le baron de Sénaiiges saU que le chevalier de Mirville est ici.
LA MARQUISE
Esl-il possible... !
SOPHIE
11 a deviné le reste, il est furieux.. . L'exempt et sa troupe viennent d'arriver, et sont entrés à force ouverte....
LA MARQUISE
Grand Dieu... !
SOPHIE
La fuite est désormais impossible; toîue;ï' nos espéranc(3S sont détruilcs ; ah maman....!
LA MARQUISE
Eh! qui donc a pu nous trahir...? ah ! ce ne peutélre que Gérard ouThibaui...!
PAULINE se jette aux pieds de sa mère.
Qu'entends- je.... ! Non, maman, n'accusez que moi...
LA MARQUISE
Que dites- vous! ô ciel... !
PAULINE
Hélas ! j'ignore le mal que j'ai fait; mais j'ai découvert que le chevalier de Mirvilie est caché dans le château, el je l'ai dil à M. de Sénanges....
LA MARQUISE
Malheureuse... ! ce chevalier de Mirvilie est ton frère j il s'est battu, il a tué le fils du baron de Sénanges , et c'est toi qui le dénonces à son mortel ennemi !
PAULINE
Dieu...!
Tu conduis ton frère à Téchafaud ; tu portes le poignard dans le sein d'une mère au désespoir ; enfin , tu perds ta famille infortunée : voilà, voilà le fatal ouvrage de ta coupable curiosité.... !
PAULINE
Je me meurs.... {Elle tombe ëçanouie aux pieds de sa mère.)
SOPHIE
Ah ma sœur.... I
ROSE
Elle est sans connaissance.... !
LA MARQUISE
Rose, seconrez-la....; et nous, allons^ nous jcler aux genoux du baron de Sénanges. Venez, Sophie, venez; il faut Je fléchir ou mourir.... (Elles sortent toutes les deux précipitamment.)