‹ Théatre de sociétéChapitre 32 sur 113 · SOPHIE, PAULJNE, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

SOPHIE, PAULJNE, LA MARQUISE

ROSE sui"vieat un moment apiès,

LA MARQUISE

Sophie, est-ce vous?

SOPHIE

Ah niaman ! tout est perdu... î

LA MARQUISE

Juste ciel... !

SOPHIE

Le baron de Sénaiiges saU que le chevalier de Mirville est ici.

LA MARQUISE

Esl-il possible... !

SOPHIE

11 a deviné le reste, il est furieux.. . L'exempt et sa troupe viennent d'arriver, et sont entrés à force ouverte....

LA MARQUISE

Grand Dieu... !

SOPHIE

La fuite est désormais impossible; toîue;ï' nos espéranc(3S sont détruilcs ; ah maman....!

LA MARQUISE

Eh! qui donc a pu nous trahir...? ah ! ce ne peutélre que Gérard ouThibaui...!

PAULINE se jette aux pieds de sa mère.

Qu'entends- je.... ! Non, maman, n'accusez que moi...

LA MARQUISE

Que dites- vous! ô ciel... !

PAULINE

Hélas ! j'ignore le mal que j'ai fait; mais j'ai découvert que le chevalier de Mirvilie est caché dans le château, el je l'ai dil à M. de Sénanges....

LA MARQUISE

Malheureuse... ! ce chevalier de Mirvilie est ton frère j il s'est battu, il a tué le fils du baron de Sénanges , et c'est toi qui le dénonces à son mortel ennemi !

PAULINE

Dieu...!

Tu conduis ton frère à Téchafaud ; tu portes le poignard dans le sein d'une mère au désespoir ; enfin , tu perds ta famille infortunée : voilà, voilà le fatal ouvrage de ta coupable curiosité.... !

PAULINE

Je me meurs.... {Elle tombe ëçanouie aux pieds de sa mère.)

SOPHIE

Ah ma sœur.... I

ROSE

Elle est sans connaissance.... !

LA MARQUISE

Rose, seconrez-la....; et nous, allons^ nous jcler aux genoux du baron de Sénanges. Venez, Sophie, venez; il faut Je fléchir ou mourir.... (Elles sortent toutes les deux précipitamment.)

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