SCENE IX ET DERxXrÈRE
PAULINE, ROSE, SOPHIE suivio de quelques domestiques qui portent des flambeaux , et qui restent dans le fond du théâtre.
SOPHIE
Ou est-elle, où est-elle....?
PAULINE
Ciel! c'est ma sœur....
SOPIÎlE , courant à eile et l'embrassant.
Clîère Pauline , tous nos maux sont finis : venez , mon frère brûle de vous embrasser; ma mère vous demande.
PAULINE, l'cn.bassant.
Ah ma sœur! je sais tout.... Mais ma inèie me demande....! esl-il bien vrai?
Venez dans ses bras, ma sœur; elle vous attend^ elle vous désire...
PAULINE
Hélas? comment pourrai-je m'offrir à SCS yeux.... ?
SOPHIE
Ah ! tout est oublié ; elle ne se rappelle que votre douleur... Cette mère si sensible , elle frémit en songeant à tout ce que vous avez dû souffrir...; elle ne voit que vos regrets, et l'avenir ne finquiète plus.
PAULINE
Oui, je justifierai ses espérances, et je ne veux vivre désormais que j)our réparer des fautes dont ses bontés aggravent encore le repentir» Allons , chère Sophie , daignez me conduire à ses pieds. Ciel I je crois entendre la voix de ma mère et celle de mon frère.... !
SOPHIE
C'est-elle....
PAULINE
Dieu.... !
( La marquise parait dans le fond dvi théâtr e , et elle c«t
i4o LA CURIEUSE, COMÉDIE.
soutenue d'un côté par le chevalier de Valconr son fils , et de l'autre côté par Constance. Le chevalier la quitte pour aliev embrasser Pauline, qui se précipite dans ses bras , et court ensuite se jeter aux pieds de sa mère ; la marquise tombe évanouie dans les bras du chevalier et de Sophie ; Constance derrière la soutient. La toile se baisse. )
Fl.N DV CINQUIÈME ET DERNIER ACTE.
ZÉLIE
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