‹ Théatre de sociétéChapitre 59 sur 113 · AP.ISTE · texte numérisé non relu

AP.ISTE

Restez, il faut que je yolis parle d'un objet plus important pour vous... et c'est... ZÉLIE.

En esl-il.... ?

ARISTE

Ouvrez-moi votre cœur, dites -moi avec fraucliise, que pensez- vous du chevalier de Villers?

ZËLIE.

Hélas ! monsieur, vous devez bien l'iniagiîicr, et je ne suis pas encore l'emise du trouble affreux qu'il m'a causé. En vérité, je le plains de toute mon âme • il est bien triste à son âge d'être atteint d'un mal si violent et si singulierj et je ne puis comprendre qu'on n en avertisse pas sa famille....

ARISTE

De quel mal parlez-vous, et que voulezvous dire?

ZÉLIE

Pouvez-vous me le demander, après la scène horrible dont vous avez été témoin ?

ARISTE

Quoi! c'est là ce qui vous étonne? mais, Zélie, ignorez- vous le pouvoir de l'amour?

COMÉDIE. 24i

ZÉLIE

Oui, l'amour; voilà ce qu il rcpcle dans ses accès....; et c'est donc le nom de sa folie?

ARISTE

Comment ! lui-même ne vous l'a pas

expliqué ?

ZÉUE.

Oli ! je n'ai garde de lui faire des questions , je crains trop de l'irriter en le contrariant.

ARISTE , à paît.

En voici bien d'une autre... ! en vérité, je crois rêver.

ZÉLIE

Vous paraissez surpris.

ARISTE

Je dois l'être, en effet ; mais je vais rendre voire élonnement égal au mien.

ZÉLIE

Comment....?

ARISTE

En vous apprenant que ce que vous appelez folie dans le chevalier de Villers , n'en est point une.

ZÉLIE

Cela n'est pas possible.

Page 1