AP.ISTE
Restez, il faut que je yolis parle d'un objet plus important pour vous... et c'est... ZÉLIE.
En esl-il.... ?
ARISTE
Ouvrez-moi votre cœur, dites -moi avec fraucliise, que pensez- vous du chevalier de Villers?
ZËLIE.
Hélas ! monsieur, vous devez bien l'iniagiîicr, et je ne suis pas encore l'emise du trouble affreux qu'il m'a causé. En vérité, je le plains de toute mon âme • il est bien triste à son âge d'être atteint d'un mal si violent et si singulierj et je ne puis comprendre qu'on n en avertisse pas sa famille....
ARISTE
De quel mal parlez-vous, et que voulezvous dire?
ZÉLIE
Pouvez-vous me le demander, après la scène horrible dont vous avez été témoin ?
ARISTE
Quoi! c'est là ce qui vous étonne? mais, Zélie, ignorez- vous le pouvoir de l'amour?
COMÉDIE. 24i
ZÉLIE
Oui, l'amour; voilà ce qu il rcpcle dans ses accès....; et c'est donc le nom de sa folie?
ARISTE
Comment ! lui-même ne vous l'a pas
expliqué ?
ZÉUE.
Oli ! je n'ai garde de lui faire des questions , je crains trop de l'irriter en le contrariant.
ARISTE , à paît.
En voici bien d'une autre... ! en vérité, je crois rêver.
ZÉLIE
Vous paraissez surpris.
ARISTE
Je dois l'être, en effet ; mais je vais rendre voire élonnement égal au mien.
ZÉLIE
Comment....?
ARISTE
En vous apprenant que ce que vous appelez folie dans le chevalier de Villers , n'en est point une.
ZÉLIE
Cela n'est pas possible.