‹ Théatre de sociétéChapitre 77 sur 113 · CLARICE , LE CHEVALIER , LE MARQUIS, ARJSTE, ZÉLIE, DORIYAL · texte numérisé non relu

CLARICE , LE CHEVALIER , LE MARQUIS, ARJSTE, ZÉLIE, DORIYAL

DORIVAL

C'est moi qui suis le ravisseur. ... \ liez y Zclie , allez , je vous rends el vous donne pour jamais a votre amanl...

( Zclie s'avance vers le marquis. ) LE MARQUIS.

Ah Zélie... ! où suis- je... ! quelle voix... î

ZÉLIE

Ah ! pourriez-vous la méconnaîlre.... ?

( Elle quitte le marquis et va tomber aux genoux de Dorival.)

288 ZÉLIE

LE MARQUIS

En croirai-je mes yeux ! c'est lui,

c'est Dorival.... O mon ami... !

( Zclie se relève, court au marquis , et tous les deux se jettent dans les bras de Dorival , qui s'avance pour les recevoir. )

CLARICE

Lui, Dorival....?

A RIS TE

Le père de Zélie....?

Par quel prodige.... !

LE MARQUIS

Est-il possible! ô ciel... ! c'est de la main de Dorival que je reçois Zélie...; je retrouve à la fois tout ce que j'aime... 3 vous vivez..., je vous revois..., vous me rendez, vous me donnez Zélie.... O mon cher Dorival.... ! ah ! n'est-ce point un songe.... ?

DORIVAL

Je fais votre bonheur! ah! de cet instant seul je reviens à la vie.

LE CHEVALIER

Mais ce bonheur est-il pur et sans mélange....? et puis-je sans effroi vous revoir dans ces lieux....?

DORIVAL

Mes malheurs sont finis... l'arrêt injuste

est révoqué , ma pairie m'esl rendue ; j'ai retrouvé mes droits...; je suis enfin heureux et libre... ; Sous un nom inconnu, j'ai porté dans les Indes ma destinée errante ; j'y trouvai la guerre allumée ; l'espoir de mourir pour cette même pairie qui me proscrivait, ranima mon courage j je servis, je combattis pour elle ; mon bonheur et quelques succès me tirèrent bientôt de la misère et de l'obscurité : enfin, un second mariage m'a rendu possesseur d'une fortune immense. Pour en jouir, je la donne à Zéhe .. ôma fille ! pourrai-je jamais m'acquitter envers loi, après le sacrifice auquel ton cœur a pu se résoudre....? et vous, Sainville , ami généreux et fidèle , vous qui m'avez conservé ce trésor si précieux , le bien , le seul bien qui m'attache à la vie ! vous enfin qui me rendez le plus fortuné de tous les pères, quelles preuves de ma reconnaissance peuvent jamais égaler un tel bienfait !

LE MARQUIS

La surprise..., la joie..., trop de mouvement agitent mon âme , elle ne peut y suffire... ; quoi ! c'est vous que j'entends , c'est Dorival, c'est cet ami si cher, c'est le père de Zélie.... ?

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