PREMIÈRE PARTIE, SCÈNE H. Vil
CYNTTLFUS.
Oh ! cela m'est égal ; Mais tandis qu'on nous lie , on la laisse libre , elle I
SWAN
Elle a guéri Hatto d'une fièvre mortelle , L'aîné des petits-fils.
HAQUIN.
Le burgrave Rollon , L'autre jour, fut mordu d'un serpent au talon ;
Ellel
'a guéri.
Vrai?
CYNULFUS.
HAQUIN.
Quei
Je crois , sur ma c'est une sorcière!
parole ,
HERMANN
Ah bah!
c'est
une folle.
SWAX.
Elle a mille secrets. Elle a guéri, ma foi, Non-seulement Rollon et Hatto, mais Éloi, Kniid, Azzo, ces lépreux que fuyait tout le monde.
TEUDON.
Cette femme travaille à quelque œuvre profonde. Elle a, soyez-en sûrs, de noirs projets noués Avec ces trois lépreux qui lui sont dévoués. Partout, dans tous les coins, ensemble on les retrouve, ('.e sont comme trois chiens qui suivent cette louve.
HAQUIN.
Hier, au cimetière, au logis des lépreux, Ils étaient tous les quatre et travaillaient entre eux. Eux, faisaient un cercueil et clouaient sur dos planches; Elle, agitait un vase en relevant ses manches.
Chantait bas, comme on chante aux enfants qu'on endort, Et composait un philtre avec des os de mort.
SWAN
Cette nuit, ils erraient. La nuit bien étoilée, Ces trois lépreux masqués, cette femme voilée , Kunz, c'était effrayant. Moi, je ne dormais pas, Et je voyais cela.
• KU.XZ.
Je crois, dans tous les cas, Qu'ici dans les caveaux ils ont quelque cachette. L'autre jour, les lépreux et la vieille sachette Passaient sous un grand mur d'un air morne et bourru. Je détournai les yeux, ils avaient disparu. Ils s'étaient enfoncés dans le mur !
HAQUIN.
Ces trois hommes, Lépreux, ensorcelés, avec lesquels nous sommes. M'importunent.
KINZ.
C'était près du Caveau Perdu.
Vous savez?
Ces lépreux servent, et c'e^t bien dû, Celle qui les guérit. Rien de plus simple, en somme.
SWAN
Mais au lieu des lépreux , de Hntto, méchant homme ; Kunz, celle qu'il faudrait guérir dans ce château, C'est cette douce enfant, fiancée à Hatto, La nièce du vieux Job.
KUNZ.
Réginal Dieu l'assiste!
Celle-là, c'est un ange.
IIERMANX.
Elle se meurt.