TROISIÈME PARTIE, SCÈNE II
JOB, se levant avec une résignafion sombre. Otbert sait-il qu'il doit tuer son père?
GUANHUMARA
Non.
Pour sauver Régina , sans savoir ton vrai nom , Il frappera dans l'ombre.
Otbert ! nuit lamentable î
GUANHUMARA
Il sait, comme un bourreau, qu'il punit un coupable. Rien de plus. — Meurs voilé, tais-toi, ne parle pas, Si tu veux, j'y consens.
Elle détacha son voile et le lui jette.
JOB, saisissant le voile.
Merci !
GUANHUMARA
J'entends un pas.
Recommande ton ame à Dieu. — C'est lui. — Je rentre. J'entendrai tout. Je tiens Régina dans mon antre. Hàtez-vous d'en finir tous les deux.
Elle sort par le fond à gauche, du côté où ont disparu les porteurs du cercueil.
JOB, tombant à genoux près du banc de pierre.
Juste Dieu!
// se couvre la tête du voile noir et demeure agenouillé, immobile, dans V attitude de la prière. Entre par la galerie à droite un homme vêtu de noir et masqué comme les deux précédents, portant une torche. Il fait signe d'entrer à quelquun qui le suit. C'est Otbert. Otbert, pâle, égaré, éperdu. Au moment où Otbert entre, et pendant quil parle, Job ne fait pas un mouvement. Dèa qu Otbert est entré, rhomme masqué disparaît .