A.CTE I, SCÈNE II
Ecrasait à loisir l'innocente faiblesse!
Dieux, vous rendrez Oreste aux larmes de sa sœur; Votre bras suspendu frappera l'oppresseur. Oreste! enteuds ma voix, celle de ta patrie, Celle du sang versé qui t'appelle et qui crie: Viens du fond des déserts, où tu fus élevé, Où les maux exerçaient ton courage éprouvé. Aux monstres des forêts ton bras fait-il la guerre? C'est aux monstres d'Argos, aux tyrans de la terre, Aux meurtriers des rois, que tu dois t'adresser: Viens, qu'Electre te guide au sein qu'il faut percer.
IPH1SE.
Renfermez ces douleurs, et cette plainte amère; Votre mère paraît.
ELECTRE
Ai-je encore une mère?