‹ Théâtre de VoltaireChapitre 109 sur 339 · A.CTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

A.CTE I, SCÈNE II

Ecrasait à loisir l'innocente faiblesse!

Dieux, vous rendrez Oreste aux larmes de sa sœur; Votre bras suspendu frappera l'oppresseur. Oreste! enteuds ma voix, celle de ta patrie, Celle du sang versé qui t'appelle et qui crie: Viens du fond des déserts, où tu fus élevé, Où les maux exerçaient ton courage éprouvé. Aux monstres des forêts ton bras fait-il la guerre? C'est aux monstres d'Argos, aux tyrans de la terre, Aux meurtriers des rois, que tu dois t'adresser: Viens, qu'Electre te guide au sein qu'il faut percer.

IPH1SE.

Renfermez ces douleurs, et cette plainte amère; Votre mère paraît.

ELECTRE

Ai-je encore une mère?

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