‹ Théâtre de VoltaireChapitre 108 sur 339 · PH1SE · texte numérisé non relu

PH1SE

Vous le voyez, Pammène, Egisthe renouvelle De son hymen sanglant la pompe criminelle.

Et mon frère, exilé de déserts en déserts , Semble oublier son père, et négliger mes fers.

PAMMÈNE.

Comptez les temps; voyez qu'il touche à peine l'âge Où la force commence à se joindre au courage: Espérez son retour, espérez dans les dieux.

ELECTRE

Sage et prudent vieillard, oui, vous m'ouvrez les yeux. Pardonnez à mon trouble, à mon impatience; Hélas! vous me rendez un rayon d'espérance. Qui pourrait de ces dieux encenser les autels , S'ils voyaient sans pitié les malheurs des mortels, Si le crime insolent , dans son heureuse ivresse ,

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