‹ Théâtre de VoltaireChapitre 116 sur 339 · CI.YTEMNKSTRF · texte numérisé non relu

CI.YTEMNKSTRF

Mais quoi ! mon fils...

ÉGISTHE

Je sais quelle est sa violence ; Il est fier, implacable, aigri par son malheur; Digne du sang d'Atrée, il en a la fureur.

Ah, seigneur! elle est juste.

ÉGISTHE

Il faut la rendre vaine.

Vous savez qu'en secret j'ai fait partir Plistène : Jl est dans Épidaure.

CLYTEMNESTRE

A quel dessein? pourquoi?

ÉGISTHE

Pour assurer mon trône et calmer votre effroi. Oui, Plistène, mon fils, adopté par vous-même, L'héritier de mon nom et de mon diadème, Est trop intéressé, madame, à détourner Des périls que toujours vous voulez soupçonner : Il vous tient lieu de fils, n'en connaissez plus d'autre. Vous savez, pour unir ma famille et la votre, Qu'Electre eût pu prétendre à l'hymen de mon fils , Si son cœur à vos lois eût été plus soumis , Si vos soins avaient pu fléchir son caractère : Mais je punis la sœur, et je cherche le frère; Plistène me seconde : en un mot, il vous sert. Notre ennemi commun sans doute est découvert. Vous frémissez, madame?

CLYTEMNESTRE

C) nouvelles victimes !

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