‹ Théâtre de VoltaireChapitre 150 sur 339 · ELECTRE, ORESTE, PYLADE, PAMMÈNE · texte numérisé non relu

ELECTRE, ORESTE, PYLADE, PAMMÈNE

Ah! venez et joignez tous vos transports aux miens. Unissez-vous à moi, chers amis de mon frère.

PYLADE, à Oreste.

Quoi! vous avez trahi ce dangereux mystère! Pouvez-vous...

'XI'X ORESTR.

Si le ciel veut se faire obéir, Qu'il me donne des lois que je puisse accomplir.

ELECTRE, à Pylade.

Quoi ! vous lui reprochez de finir ma misère? Cruel! par quelle loi, par quel ordre sévère, De mes persécuteurs prenant les sentiments , Dérobiez-vous Oreste à mes embrassements? À quoi mexposiez-vous ? Quelle rigueur étrange...

PYLADE

Je voulais le sauver : qu'il vive, et qu'il vous venge.

P A. M MENE

Princesse, on vous observe en ces lieux détestés ; On entend vos soupirs, et vos pas sont comptés. Mes amis inconnus, et dont l'humble fortune Trompe de nos tyrans la recherche importune, Ont adoré leur maître : il était secondé; Tout était prêt, madame, et tout est hasardé.

ÉLECT RE.

Mais Égisthe en effet ne m'a-t-il pas livrée À la main qu'il croyait de mon sang altérée?

(à Oreste.)

Mon sort à vos destins n'est-il pas asservi? Oui, vous êtes mon maître : Egisthe est obéi. Du barbare une fois la volonté m'est chère. Tout est ici pour nous.

P A M MÈNE

Tout vous devient contraire.

Egisthe est alarmé, redoutez son transport: Ses soupçons, croyez-moi, sont un arrêt de mort. Séparons-nous.

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