‹ Théâtre de VoltaireChapitre 151 sur 339 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

EGISTHE, CLYTEMNESTRE, ELECTRE, ORESÏE, PYLADE, gardes.

ÉGISTHE

Ministres de mes lois, hâtez-vous d'arrêter,

Dans l'horreur des cachots de plonger ces deux traîtres.

or este.

Autrefois dans^Argos il régnait d'autres maîtres, Qui connaissaient les droits de l'hospitalité.

PYLADE

Egisthe, contre toi qu'avons-nous attenté ? De ce héros au moins respecte la jeunesse.

1 GISTHE.

Allez, et secondez ma fureur vengeresse.

Quoi donc ! à mon aspect vous semblez tous frémir ?

Allez, dis-je, et gardez de me désobéir:

Qu'on les traîne. *

ELECTRE

Arrêtez ! Osez-vous bien , barbare...

Arrêtez ! le ciel même est de leur sang avare; Ils sont tous deux sacrés... On les entraîne... ah dieux!

ÉGISTHE

Electre, frémissez pour vous comme pour eux; Perfide, en m'éclairant redoutez ma colère.

1ll\ ORESTK.

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