‹ Théâtre de VoltaireChapitre 186 sur 339 · C AT J LIN A · texte numérisé non relu

C AT J LIN A

Allez, Catilina ne craint point les augures IO;

Et je veux du courage, et non pas des murmures,

Quand je sers et l'état, et vous, et mes amis.

AURÉLIE

Ah ! cruel ! est-ce ainsi que l'on sert son pays ? J'ignore à quels desseins ta fureur s'est portée11; S'ils étaient généreux, tu m'aurais consultée : Nos communs intérêts semblaient te l'ordonner : Si tu feins avec moi, je dois tout soupçonner. Tu te perdras : déjà ta conduite est suspecte A ce consul sévère, et que Rome respecte12.

Cicéron respecté! lui, mon lâche rival!

Page 1