‹ Théâtre de VoltaireChapitre 185 sur 339 · ACTE I, SCÈNE 111. 3'1 I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE 111. 3'1 I

Dès qu'un léger sommeil vient fermer mes paupières, Je vois Rome embrasée, et des mains meurtrières, Des supplices, des morts, des fleuves teints de sang; De mon père au sénat je vois percer le flanc; Vous-même, environné d'une troupe en furie, Sur des monceaux de morts exhalant votre vie; Des torrents de mon sang répandus par vos coups, Et votre épouse enfin mourante auprès de vous. Je me lève, je fuis ces images funèbres; Je cours, je vous demande au milieu des ténèbres : Je vous retrouve, hélas! et vous me replongez Dans l'abîme des maux qui me sont présagés.

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