‹ Théâtre de VoltaireChapitre 196 sur 339 · CATILINA, CÉSAR · texte numérisé non relu

CATILINA, CÉSAR

CATILINA

Eh bien ! César, eh bien ! toi de qui la fortune

Dès le temps de Sylla me fut toujours commune,

Toi dont j'ai présagé les éclatants destins,

Toi né pour être un jour le premier des Romains r

N'es-tu donc aujourd'hui que le premier esclave

Du fameux plébéien qui t'irrite et te brave?

Tu le hais, je le sais, et ton œil pénétrant

Voit pour s'en affranchir ce que Rome entreprend ;

Et tu balancerais, et ton ardent courage

Craindrait de nous aider à sortir d'esclavage!

Des destins de la terre il s'agit aujourd'hui,

Et César souffrirait qu'on les changeât sans lui !

Quoi! n'es-tu plus jaloux du nom du grand Pompée?

Ta haine pour Caton s'est-elle dissipée ?

N'es-tu pas indigné de servir les autels,

Quand Cicéron préside au destin des mortels,

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